Communauté chrétienne de Saint-Étienne

Édifiée sur la Parole

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Un héritage

Notre histoire

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En 1837, intervient la rébellion des Patriotes qui réclament du roi un gouvernement responsable, non plus envers lui, mais envers le parlement. La rébellion est réprimée par l’armée britannique, et les chefs des Patriotes sont pendus ou déportés en Australie. Inquiet, le roi demande à Lord Durham d’étudier le problème et de lui faire des recommandations. Ce dernier rédige alors le fameux Rapport Durham, où il conseille au roi d’unir les Haut-Canada et Bas-Canada, d’assimiler et d’angliciser les Français. En 1840, le gouvernement britannique adopte l’Acte d’union qui crée la Province of Canada, où la majorité française et la minorité anglaise ont, chacune, un égal nombre de députés au parlement. C’est sous l’empire de l’Acte d’Union que, au Bas-Canada, se constitue une élite issue de la population française et catholique : en un mot, des clercs qui vont animer la vie religieuse, sociale et culturelle de la nation. En 1867, le gouvernement britannique adopte l’Acte de l’Amérique britannique du Nord, qui crée le Dominion of Canada.


En 1856, M. l'abbé René Alfred Noiseux desservit la mission de Saint-Étienne jusqu'en 1863, alors que M. l'abbé Étienne-René Guertin prit la relève jusqu'en 1864. egli1877C'est durant cette période de mission qu'une «modeste chapelle [fut] construite sur le terrain d'Olivier Laliberté, un des premiers colons (...). Bientôt, les nouveaux colons sentirent la nécessité d'un prêtre fixé au milieu d'eux d'une manière permanente, élevant près du nouveau temple un presbytère qui ne fut habité que l'année suivante, aussi qu'une sacristie et un cimetière destiné à recevoir les dépouilles mortelles des habitants des Forges Saint-Maurice, Saint-Boniface de Shawenegan. (...) Après trois longues années de défrichage, de labeur, de travail, d'efforts inestimables, d'échecs, on procéda (...), le trois février 1859, à l'érection canonique de la paroisse Saint-Étienne-des-Grès». [Sylvain Bourassa & Carole Plourde, Recueil sur les Archives de la fabrique Saint-Étienne-des-Grès de 1856 à nos jours, Saint-Étienne-des-Grès, 1986, Introduction]

Monseigneur Thomas Cooke, évêque de Trois-Rivières, occupait alors le siège épiscopal qu'il conserva jusqu'à son décès survenu en 1870. Son successeur, Monseigneur L.F. Laflèche, prit alors le diocèse en charge jusqu'à son décès en 1898. En 1899, Monseigneur F.X. Cloutier fut élu afin de lui succéder ; il occupa la charge jusqu'en 1934.

En 1864,?M. l'abbé Alexandre Bouchard assuma la charge de curé et l'occupa jusqu'en 1866, alors que M. l'abbé Joseph D. Sicard-de-Carufel entra en fonction ; ce dernier demeura en poste jusqu'en 1884. Le 29 octobre 1866, le curé Sicard-de-Carufel et les marguilliers, Paul Blais, J.-F. Héroux, F. Legendre, prirent la décision de construire une église.

Ils recrutèrent Joseph Héroux, pour concevoir les plans et croquis pertinents et en conduire la réalisation; le contrat fut signé devant le notaire Uldéric Brunelle. La mise en chantier débuta en 1868. L'achèvement du bâtiment alla bon train, jusqu'en 1877 (voir photo ci-contre, prise en 1877), egli1877année de parachèvement des travaux auxquels s'occupa le curé Sicard-de-Carufel jusqu'à ce que M. l'abbé Prosper Cloutier le remplace jusqu'en 1899.

En octobre 1898, seuls les murs de pierre et les fondations résistèrent à l'incendie qui anéantit tous ces efforts. Cependant, le 11 novembre 1898, le curé Cloutier et les marguilliers signèrent devant le notaire Uldéric Brunelle le contrat pour la «reconstruction de l'église, sacristie et chemin couvert de la dite paroisse de St-Étienne-des-Grès, comme ils étaient avant leur destruction par incendie le 18 octobre A.D. 1898, plus trois autels pour convenir à la décoration intérieure de la dite église» [Cahier A des délibérations, Fabrique de Saint-Étienne-des-Grès, 13-11-1898].

En 1899, M. l'abbé J.P. Garceau succéda au curé Cloutier et assuma la charge de la reconstruction, qui fut achevée en 1900 (voir photo ci-contre, prise vers 1900)egli1900. Il conserva sa charge de curé jusqu'en 1904, alors que M. l'abbé J. Honoré Brousseau le remplaça, jusqu'en 1912. C'est cette église reconstruite selon les plans originaux de Joseph Héroux que nous fréquentons encore aujourd'hui.

La Fondation du patrimoine religieux du Québec, créée le 19 octobre 1995, soutient financièrement «la restauration et la réparation de cet héritage» que constitue le patrimoine religieux du Québec. Pour mieux remplir sa mission, la Fondation a mis sur pied onze tables régionales, dont une pour la Mauricie.

Le 3 février 2006, M. Guy Richard, qui siège à la table régionale mauricienne à titre de représentant du Diocèse de Trois-Rivières, adressait une lettre aux fabriques où il exposait «les exigences et procédures que tout demandeur devra rencontrer et suivre afin d'obtenir le cas échéant une quelconque aide financière de la Fondation du Patrimoine». 

Le 14 novembre 2006, M. Richard rencontrait les représentants des fabriques à l'Église Notre-Dame-de-la-Présentation, où il leur signala de nouveau l'importance de leur participation à l'inventaire de leur patrimoine religieux et au plan triennal d'entretien requis par le diocèse. 

Le 15 novembre 2006, Monseigneur Edmond Laperrière et les marguilliers résolurent de faire d'une pierre deux coups : la restauration de notrehéritage religieux, non seulement dans les matériaux, mais encoreglise2008e dans la mémoire des vivants. Car, en 2009, la paroisse Saint-Étienne-des-Grès fêta de manière grandiose le 150e anniversaire de son érection canonique, intervenue le 3 février 1859.